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27 juillet 2015

Le portage dans la tourmente!

Depuis quelques années, le portage est de plus en plus populaire. La preuve, les groupes Facebook de portage se multiplient. S'ils sont l'endroit idéal pour faire le plein de petits trucs pour mieux maîtriser les porte-bébés, ils sont aussi parfaits pour les échanges houleux. C'est ce qui se passe depuis quelques semaines avec un nouveau document rédigé par Mai-Anh Le Van, monitrice dans le groupe Mamasupial Montréal.

Selon Dre Le Van, qui est également médecin-urgentologue au Centre universitaire de santé McGill, son document ne constitue pas de nouvelles recommandations, mais plutôt une nouvelle façon de présenter les recommandations de base. « Elles ont été réajustées parce que le monde du portage se démocratise et que beaucoup apprennent sur internet, sans monitrice », explique Dre Le Van. Il est vrai que bien des parents portent maintenant leur bébé sans toujours consulter un professionnel. « De plus en plus, les gens demandent à leurs amis. “Est-ce que je suis bonne? Est-ce que ça a l'air bien?” » raconte Myriam Duchesneau, présidente et conceptrice des Créations Moa Pô. Son objectif comme fabricant est d'ailleurs d'offrir aux parents qui achètent un de ses porte-bébés toute l'information nécessaire pour les utiliser de façon sécuritaire et ainsi être plus autonomes.

Cependant, pour Dre Le Van, il était maintenant nécessaire de remettre les pendules à l'heure afin d'insister d'abord sur la sécurité et démentir des mythes qui circulent. « Sur le groupe Mamans adeptes du portage, le message de sécurité (ex. : surveillance des voies respiratoires, risque de chute) se perdait pour d'autres messages qui n'avaient pas de base », ajoute Dre Le Van. 

Voici donc quelques-unes des affirmations du document qui suscitent la controverse.

1) La position dite ‘non ergonomique’ et la position face au monde n’ont jamais été prouvées dangereuses.  Il n’y a aucune évidence scientifique que la position non ergonomique ne cause pas la dysplasie des hanches et ne l’empire pas non plus. L’école de portage allemande insiste beaucoup sur le positionnement des hanches, et ce, de manière minutieuse, mais rien de tout cela n’a jamais été démontré.

Cette affirmation est plutôt surprenante. Quiconque s'intéresse au portage a en effet déjà entendu parler des risques d'une position qui ne respecte pas la physiologie du bébé. Certains organismes comme la Fédération allemande des pédiatres ou l’International Hip Dysplasia Institute mettent d'ailleurs en garde les parents à ce sujet. 

« La dysplasie de la hanche est un problème génétique et n'est pas empiré par les porte-bébés non ergonomiques, persiste à dire Dre Le Van. En Europe, les écoles de portage sont plus académiques et se basent sur des théories, mais il n'a jamais été prouvé que la dysplasie de la hanche était empirée par le Baby Bjorn. De plus, c'est rebutant pour toute débutante qui arrive avec son Bjorn et qui se fait critiquer avec véhémence. » Myriam Duchesneau est, pour sa part, plus nuancée. « C'est vrai. À ma connaissance, il n'y a pas eu d'études empiriques sur un lien direct entre un positionnement dans un porte-bébé et des problèmes de dysplasie de la hanche. Est-ce que ça peut en provoquer? C'est possible. Si les moniteurs en parlent autant, c'est qu’on en connaît l’incidence dans certaines populations où on portait avec certains types de porte-bébé. Il ne faut toutefois pas oublié qu'il y a un facteur génétique. » 

Alors, avec ce qu'on sait de la physiologie des bébés devrait-on demeurer prudent selon elle? « Je suis tout à fait d'accord et la dysplasie de la hanche est loin d'être la seule raison pour laquelle on recommande un portage physiologique, » répond Myriam Duchesneau. Selon la présidente de Moa Po, les bébés sont portés de la même façon partout dans le monde, c'est-à-dire en position physiologique, parce que c'est ainsi que le bébé est le moins lourd. Cette position est donc bénéfique aussi pour le porteur. « On devrait dire tout simplement ce qui en est, croit Myriam Duchesneau. J'aurais écrit que certains groupes disent que la position physiologique est à favoriser parce qu'il y a certains indices qui indiquent que ça peut éviter la dysplasie de la hanche et aussi parce que c'est plus ergonomique pour le porteur et plus confortable pour l'enfant. » 

2) Le portage au dos doit débuter exclusivement lorsque le bébé peut s’asseoir seul à partir de la position couchée (donc 6-8 mois). Avant cela, son tronc n’est pas assez développé pour le soutenir et protéger ses voies respiratoires. Le bébé n’est pas assez développé pour se protéger ou signaler ses besoins dans cette position. Le bébé est forcément moins à vue lorsque porté au dos et la mère (qui le met là pour s’occuper d’autre chose) aura toujours moins tendance à surveiller son bébé (voies respiratoires, allaitement) lorsqu’elle l’a au dos.

Plusieurs parents prennent très vite l'habitude de porter au dos et apprécient la liberté que procure ce type de portage. Attendre l'âge de 6 à 8 mois pour le faire est donc une recommandation qu'on entend peu. De plus, le document sous-entend que le portage au dos pourrait accélérer le sevrage de l'allaitement.

Dre Le Van explique que, pour le portage au dos, ses collègues et elle-même préfèrent mettre une limite d'âge plus élevée parce qu'elles craignent que les débutantes ne fassent pas la distinction entre différents porte-bébés qui n’offrent pas tous le même niveau de sécurité. « De plus, le portage au dos avant 4 mois est fortement découragé, car il n'y a pas moyen de surveiller les voies respiratoires, ajoute-t-elle. Il y a également eu des anecdotes de porteuses expérimentées qui portaient leur petit dernier au dos pour des périodes prolongées et qui ont eu des difficultés d'allaitement et des sevrages précoces. Le message de la Canadian Babywearing School est que le portage au dos c'est pour la maman, pas pour le bébé. » 

Myriam Duchesneau a pour sa part développé une vision un peu différente du portage au dos en observant des mères d'autres cultures qui portaient leur bébé au dos très rapidement. « Ce que j'ai remarqué c'est que ces mères ont une sensibilité différente, raconte-t-elle. Nous, on regarde nos bébés, on leur parle. C'est beaucoup plus au niveau des yeux qu'on va savoir si tout va bien. Elles, c'est très sensitif. Elles les massent et les manipulent différemment de nous. Leurs bébés n'ont pas de couches, ils sont dans leur dos, et pourtant elles sont capables de savoir s'ils ont envie de pipi! Cette capacité se développe avec le temps. C'est vraiment étonnant. Quand on commence à porter notre bébé au dos, on développe cette habileté parce qu'on est coupé de nos modes de communication habituels. Après un certain temps, on se fait confiance. Je suis toutefois d'accord qu'il faut attendre d'avoir développé cette capacité à sentir les besoins de son bébé avant de faire du portage au dos. Moi, c'est ce que je préconise dans mes recommandations. » De plus, selon elle, la mise au dos est beaucoup plus facile et sécuritaire lorsque le bébé est un peu plus solide parce qu'il peut alors collaborer. Le porteur a aussi eu plusieurs mois pour apprendre à manipuler son bébé. Il est donc plus l'aise.

3) Un enfant porté de n’importe quelle manière pour n’importe quelle période de temps est mieux que n’importe où ailleurs. 

Je dois l'avouer, cette phrase m'a surprise. À la première lecture, j'ai cru qu'on voulait dire qu'un parent mettait son bébé en danger s'il ne le portait pas. Myriam Duchesneau a toutefois une explication logique à proposer. « On parle uniquement de sécurité ici. C'est vrai que statistiquement, il y a beaucoup plus d'accidents qui arrivent dans des sièges d'auto ou dans des poussettes parce que le parent n'est pas présent. Un porte-bébé, tu ne peux pas l'utiliser sans être là. » Selon elle, on devrait donc plutôt dû dire qu'un porte-bébé est plus sécuritaire parce que le parent est à proximité. Elle craint d'ailleurs que la formulation du document pousse certains parents à se dire « je vais installer mon bébé n'importe comment dans n'importe quel porte-bébé et ça sera sécuritaire ».

Il est important de mentionner que le document de Dre Le Van reprend les recommandations de la Canadian Babywearing School, une école portage offrant des formations au Canada anglais, et constitue en fait le résumé d'une formation offerte à des monitrices de portage. Selon Myriam Duchesneau, c'est ce qui explique que certaines affirmations manquent de nuances. « C'est un plan de formation et non pas un article. Cela veut dire que la nuance et les informations complémentaires seront données lors de la formation. Il n'y a rien de faux ici, ce n'est juste pas complet de par la nature du document. C'est ce qui laisse place à l'interprétation de premier niveau. »

La controverse entourant le document de Dre Le Van et les recommandations de la Canadian Babywearing School mettent toutefois en lumière un problème bien réel dans le monde du portage: l'absence de normes basées sur des preuves scientifiques solides. Pour cette raison, le peu d'information disponible laisse place à l'interprétation des différents formateurs, écoles ou concepteurs de porte-bébé. Pour un parent, il peut alors être difficile de s'y retrouver. Selon Myriam Duchesneau, c'est pourquoi il est important de nuancer et d'expliquer les raisons derrière certaines recommandations pour que les parents utilisent leur gros bon sens et ne se déresponsabilisent pas.

En vidéo, cinq questions sur le portage:


Sur la sécurité et le portage:
Le portage face au monde au banc des accusés
Risqués les porte-bébés?

22 juin 2015

Portage: une question d'évolution

Il faut se reporter dans le temps de plusieurs milliers d'années pour bien comprendre. Il faut s'imaginer un nouveau-né, pas tellement différent des autres bébés mammifères, dont la survie dépend de son comportement. Alors seulement est-il possible de comprendre pourquoi... les bébés adorent le portage. C'est d'ailleurs le sujet d'un article publié par des chercheurs japonais dans le journal Frontiers in Psychology.

L'article emprunte une approche résolument évolutive pour expliquer comment le portage peut avoir un effet calmant sur les nourrissons. Les auteurs commencent par rappeler que plusieurs données scientifiques confirment que le portage est une méthode très efficace pour réconforter un bébé. Ils font entre autres référence à l'étude par excellence lorsqu'on parle de portage : celle de Hunziker en 1986. L'expérience, citée un peu partout sur les sites de parentage proximal, indiquait en effet que porter un bébé plus souvent diminuait la durée de ses pleurs et de son agitation. Forts de leurs résultats, Hunziker et son équipe allaient jusqu'à proposer que les taux élevés de coliques dans les sociétés occidentales s'expliquaient par le fait que nous portons peu.

Les scientifiques japonais soulignent toutefois que cette conclusion a été mise en doute puisque deux études réalisées par la suite n'ont pu répliquer ces résultats. Cette divergence serait due à une erreur majeure selon eux : ne pas distinguer le portage en mouvement du portage immobile. En s'assurant de bien faire cette distinction essentielle, l'équipe japonaise a pu démontrer à son tour que le portage diminuait les mouvements involontaires du bébé, de même que son rythme cardiaque et ses pleurs.

L'importance d'être en mouvement serait d'ailleurs mise en évidence par des études réalisées sur les animaux. Lorsqu'une mère souris agrippe son bébé par la peau du cou, ce dernier réagit d'une façon bien particulière. En effet, des études montrent que les souriceaux expérimentent aussi des modifications du rythme cardiaque, de leurs mouvements et de leurs pleurs. Ils ressentiraient également beaucoup moins la douleur.

D'après les chercheurs japonais, la nature aurait favorisé les bébés avec ce type de comportement, car il assure la survie des petits. Lorsque la mère est menacée par un prédateur et agrippe son bébé pour le porter, il est préférable que le bébé se calme instantanément. S'il se tient tranquille, il sera en effet plus facile à secourir. Le même mécanisme expliquerait pourquoi un bébé humain est réconforté par le portage.

Quel parent d'aujourd'hui n'a jamais remarqué que son bébé est calme seulement lorsqu'il bouge et qu'il se remet à pleurer dès qu'il s'immobilise? Selon les chercheurs, cette réaction du bébé au portage en mouvement serait un vestige de l'évolution. À cette époque où la vie était beaucoup plus dangereuse pour les petits humains, si une maman prenait son enfant et se mettait en marche, c'était signe qu'il fallait se faire tranquille et silencieux pour échapper au danger. Ce réflexe serait toujours bien présent aujourd'hui chez les nouveau-nés.

À notre époque de blogues parentaux, de moniteurs et de poussettes, il est facile d'oublier que nos bébés naissent avec pour seul guide leur mémoire génétique d'une ère depuis longtemps révolue. Bien vite, la technologie les rattrapera et ils feront défiler les applications sur l'écran de votre tablette. En attendant, le portage est peut-être une bonne façon de faciliter la transition entre leurs réflexes de bébé préhistorique et leur environnement d'enfant du 21e siècle.

- Ce billet a également été publié sur le site Naître et grandir.

En vidéo, cinq questions sur le portage:




À propos du portage :
Risqués les porte-bébés?
Existe-t-il des preuves que le portage est bénéfique?
Le portage face au monde au banc des accusés

Référence:
Esposito G, Setoh P, Yoshida S, Kuroda KO. (2015) The calming effect of maternal carrying in different mammalian species. Front Psychol. 6:445.

15 juillet 2014

La marche à quatre pattes est-elle essentielle?

Aujourd'hui, je réponds à la question de Clémentine Bauché-Costes : « Est-ce qu'il y a un lien entre le développement moteur des tout-petits (et notamment le déplacement à 4 pattes) et les troubles du langage comme la dyslexie? »

Certains se traînent les fesses, d'autres roulent sur eux-mêmes et la majorité marche à quatre pattes. Avant de pouvoir marcher, la quasi-totalité des petits trouve une façon de se déplacer pour explorer le vaste monde. On sait cependant que 7 % des bébés vont choisir de marcher immédiatement sur deux jambes plutôt que d'essayer des modes de transport alternatif. Ce comportement non conventionnel suscite beaucoup de controverses : la marche à quatre pattes est-elle essentielle au bon développement des enfants?

Les experts croient maintenant que le développement moteur et le développement cognitif sont intimement liés. En effet, l'apparition de nouvelles habiletés motrices offre au tout-petit des opportunités de découvrir le monde et donc de pratiquer la communication. Les scientifiques ont d'ailleurs remarqué que les étapes du développement du langage sont synchronisées sur celui du mouvement.

La Dre Dominique Cousineau, médecin spécialisée dans le développement des enfants à l'Hôpital Sainte-Justine, discute de cet aspect en général et de la marche à quatre pattes en particulier, dans un article publié dans la revue Coup de pouce. Selon elle, la marche à quatre pattes crée de nouvelles connexions nerveuses dans le cerveau pour remplacer celles plus primitives qui étaient, jusque là, responsables des réflexes. Le bébé apprend également à balayer l'horizon du regard, ce qui contribuerait à améliorer sa vision latérale à grand angle. Marcher à quatre pattes favoriserait aussi une meilleure coordination et permettrait au côté gauche et au côté droit de travailler ensemble.

Selon Dre Cousineau, certains chercheurs prétendent que le mouvement au sol est essentiel pour le développement moteur bien sûr, mais également pour celui du langage, de la dextérité manuelle, du toucher, de l'audition et de la vision. Ceux-ci feraient même une association entre cette stratégie pour se déplacer et l'apprentissage de la lecture. Cette hypothèse serait toutefois controversée, souligne Dre Cousineau.

Sally Goddard Blythe de l'Institute of Neuro-Psychological Psychology fait partie de ces scientifiques convaincus de l'importance d'encourager les enfants à marcher à quatre pattes, selon The Telegraph. Le journal cite également Christine MacIntyre, une autre experte, qui fait référence à des recherches ayant observé un lien entre les difficultés à écrire et le fait de n'avoir jamais marché à quatre pattes. Certains blogueurs font aussi mention des résultats de Pavlidis, publiés en 1987, dans le livre Dyslexia Research and Its Applications to Education.

Toutefois, lorsqu'on commence à chercher dans la littérature scientifique, on remarque vite qu'il n'existe pas d'articles dans les journaux scientifiques révisés par les pairs qui appuient cette théorie. En fait, deux projets de recherches ont comparé les différents modes de déplacement précurseurs à la marche. L'un, paru en 1989, arrive à la conclusion que le type de locomotion utilisé par l'enfant n'a pas d'impacts négatif sur le développement psychomoteur et langagier. L'autre, qui date de 1992, observe même que les enfants souffrant de retards mentaux qui ont marché directement sans ramper sont plus avancés à tous les niveaux que les autres enfants dans la même situation. Ils concluent donc que marcher à quatre pattes n'est pas un prérequis pour le développement des fonctions cognitives.

De plus, les observations de certains anthropologues remettent également en doute l'idée qu'il est essentiel de marcher à quatre pattes. Selon la revue Scientific American, le chercheur David Tracer a étudié une société de chasseurs-cueilleurs, les Au de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il a remarqué que les enfants de cette communauté ne rampent jamais, car ils sont portés environ 86 % du temps. Lorsque leur mère les dépose, c'est toujours en position assise. Résultat : avant de marcher, les petits se traînent les fesses pour se mouvoir. Les Au croient d'ailleurs que c'est LA manière dont les bébés se déplacent à travers le monde.

Selon l'anthropologue, des communautés au Paraguay, au Mali et en Indonésie se comportent de la même façon. Il rappelle aussi que les chimpanzés et les gorilles déposent très rarement leur bébé par terre. En fait, dans l'environnement des sociétés traditionnelles ou des animaux, le fait de ramper augmente de façon significative le risque de gastro-entérite. C'est ce qui fait dire à David Tracer que les bébés qui rampent sont vraisemblablement la dernière mode dans l'histoire de l'humanité.

En bref, le développement moteur et la capacité à se déplacer influencent fort probablement l'intelligence et le langage. Cependant, la façon dont un bébé décide de se rendre du point A au point B n'est de toute évidence pas critique. Le débat autour de la marche à quatre pattes a l'avantage de nous rappeler que nous avons tendance à juger du développement des enfants en nous basant exclusivement sur des enfants occidentaux ayant grandi dans les 50 dernières années et que cet échantillon n'est probablement pas représentatif de l'ensemble des enfants humains.

Chaque semaine, je réponds à une question des lecteurs sur la périnatalité. Il y a quelque chose que vous auriez toujours aimé savoir concernant la grossesse, l'accouchement, l'allaitement ou le développement de l'enfant? Écrivez-moi à info@mamaneprouvette.com et je tenterai de trouver la réponse. (N'étant pas médecin, il ne m'est pas possible de répondre à des questions médicales sur l'état de santé d'une mère ou d'un bébé. Si vous éprouvez des inquiétudes à ce sujet, contactez plutôt un professionnel de la santé.)

Références :
Bottos M1, Dalla Barba B, Stefani D, Pettenà G, Tonin C, D'Este A. (1989) Locomotor strategies preceding independent walking: prospective study of neurological and language development in 424 cases. Dev Med Child Neurol. 1989 Feb; 31(1) : 25-34.

Cousineau, Dominique. (2008) La marche à quatre pattes appelée à disparaître? Coup de pouce. Consulté le 14 juillet 2014

Henry, Julie. (2007) Modern babies need to crawl more, say experts. The Telegraph. Consulté le 14 juillet 2004.

Iverson JM. (2010) Developing language in a developing body: the relationship between motor development and language development. J Child Lang. 2010 Mar; 37(2) : 229-61. doi : 10.1017/S0305000909990432. Epub 2010 Jan 25.

Liao HF1, Lee SC, Lien IN, Chen CJ, Soong WT, Tseng CC. (1992) Locomotor strategies before independent walking: prospective study of 50 mentally retarded children. J Formos Med Assoc. 1992 Mar; 91(3) : 334-41.

Robson P. (1984) Prewalking locomotor movements and their use in predicting standing and walking. Child Care Health Dev. 1984 Sep-Oct; 10(5) : 317-30.

Wong, Kate. (2009) Crawling May Be Unnecessary for Normal Child Development. Scientific American. Consulté le 14  juillet 2014

7 juillet 2014

Le portage face au monde au banc des accusés

Aujourd'hui, je réponds à la question de Danielle : « Quels sont les risques associés au portage “face au monde” avec les porte-bébés du genre Baby Bjorn? »

Promenez-vous cinq minutes aux Promenades Saint-Bruno, au Carrefour Laval ou dans n'importe quel centre commercial et vous verrez qu'ils sont maintenant parmi nous : les bébés portés face au monde qui s'initient aux joies du magasinage! Dans l'univers du portage, certaines personnes s'inquiètent toutefois de l'impact de cette position particulière sur le développement de la colonne vertébrale et des hanches des bébés.

Source : Babybjorn.com
Mettons toutefois les choses au clair immédiatement : aucune étude scientifique en bonne et due forme n'existe sur le portage face au monde et sur son impact sur le bébé. Cela signifie donc qu'il faut s'en remettre à l'avis des experts pour évaluer les effets potentiels du portage face au monde.

En 2012, la Fédération allemande des pédiatres a d'ailleurs émis une mise en garde au sujet de cette position utilisée pour porter les nourrissons. Ces professionnels s'inquiètent en particulier des conséquences négatives sur le développement des hanches. Lors du portage face au monde, les jambes de l'enfant se retrouvent tendues ce qui créerait une tension sur ses hanches.

L'International Hip Dysplasia Institute explique bien pourquoi l'extension de la hanche est problématique pour un jeune enfant. Pendant la grossesse, le fœtus a les hanches et les genoux fléchis. Après la naissance, cette position naturelle permettra aux hanches de poursuivre leur développement. Cela est particulièrement important chez le nouveau-né. Ses articulations sont encore faibles puisqu'elles sont composées de tissus mous, le cartilage. Par conséquent, si celles-ci sont étirées trop tôt, elles risquent de se déformer.

Par ailleurs, le National Childbirth Trust (un organisme de charité britannique) s'inquiète également du portage face au monde, car cette position oblige l'enfant à avoir le dos droit alors que la colonne vertébrale d'un bébé a une forme naturellement ronde.

Une position optimale pour un développement optimal
Pour favoriser un bon développement des hanches, la meilleure position est celle où celles-ci s'écartent naturellement vers les côtés et où les cuisses sont soutenues jusqu'aux genoux qui sont, eux, pliés. Malheureusement, les porte-bébés utilisés en position face vers le monde ne permettent généralement pas de respecter ces critères.

Cela dit, même lorsque le bébé est porté avec le ventre contre le porteur, une mauvaise position peut avoir des conséquences négatives. On sait par exemple que les cultures qui portent leur bébé dans une position où les jambes sont en extension et collées l'une contre l'autre, comme les Indiens Navajos, ont une fréquence plus élevée de déformation de la hanche. Au contraire, les sociétés où les bébés sont portés en position grenouille ont un taux plus bas de dysplasies de la hanche.

C'est pourquoi l'International Hip Dysplasia Institute recommande aux parents de choisir un porte-bébé favorisant un positionnement sain de la hanche. De son côté, Santé Canada ajoute qu'il faut s'assurer que le dos de l'enfant soit bien soutenu et le National Childbirth Trust rappelle que la colonne doit être en position arrondie.

Enfin, la Fédération allemande des pédiatres suggère aux parents de petits curieux d'utiliser le portage sur la hanche plutôt que face au monde s'ils veulent permettre à leur bébé de regarder partout tout en protégeant leurs hanches fragiles.

En vidéo, cinq questions sur le portage:



Références :
International Hip Dysplasia Institute. (n.d.) Infant and Child Dyslplasia : Baby Carriers, Seats, & Other Equipment. Consulté le 6 juillet 2014

Messager, Sophie. (2013) « Babywearing : A guide ». National Childbirth Trust. Consulté le 6 juillet 2014.

Price, C. T., Schwend, R.M. (2011) Improper swaddling a risk factor for developmental dysplasia of hip. AAP News Vol. 32 No. 9, pp. 11.

Burgun, Isabelle. (2012, 20 avril) Porte-bébé : la position « face au monde » déconseillée. Naître et grandir. Consulté le 6 juillet 2014.

Hôpital de Montréal pour enfants. (2013) Utilisez votre porte-bébé souple de manière sécuritaire. Consulté le 6 juillet 2014.

1 novembre 2013

L'emmaillotage, un risque pour les hanches?

Dans son livre « Le plus heureux des bébés », le Dr Harvey Karp a remis au goût du jour une technique vieille comme le monde, l’emmaillotage des bébés. Cependant, des médecins commencent à sonner l’alarme. En effet, de plus en plus d’études semblent indiquer que cette méthode augmenterait le risque d’anomalies développementales de la hanche, aussi connue sous le nom de dysplasie.

Source : AAP News Vol. 32 No. 9 pp. 11
Selon les experts, lorsqu’un nourrisson est emmailloté, ses hanches se retrouvent dans une position anormale. Cette technique les force en effet à se redresser et à se déplacer vers l’avant, causant un mauvais alignement de l'articulation. De plus, si les jambes sont emmaillotées en extension (fig, 1), la tension qui s’exerce sur certains muscles entraîne un stress supplémentaire sur l’articulation. Enfin, l’emmaillotage pourrait retarder la guérison d’anomalies des hanches qui étaient déjà présentes à la naissance.

Ces données confirment les résultats d’études réalisées sur des peuples où l’emmaillotage est très fréquent comme en Arabie saoudite, en Turquie et au Japon. Ces pays présentent en effet un taux beaucoup plus élevé d’anomalie des hanches. Par exemple, chez les Indiens Navajo américains qui avaient l'habitude d'emmailloter leurs petits sur une planche de bois, la fréquence de la dysplasie est six fois plus élevée que dans le reste du pays. Au contraire, les cultures qui portent leur bébé en position à califourchon (fig.2) ont très peu de problèmes de la hanche.

Le Dr Karp lui-même apporte toutefois un bémol à ces avertissements. L’emmaillotage serait, selon lui, très utile pour améliorer le sommeil des nourrissons et diminuer leurs pleurs. Certaines études semblent d’ailleurs confirmer ses dires. Lorsqu’un bébé est emmailloté, il se retrouve blotti comme il l’était dans l’utérus. Le fait de restreindre les mouvements des bras empêcherait aussi les sursauts (ou le réflexe de Moro). Par conséquent, la méthode du Dr Karp ne nécessite pas d'immobiliser les jambes et serait distincte des pratiques traditionnelles.

Malheureusement, les parents sont peu informés sur la façon d’emmailloter de manière sécuritaire un nourrisson. L’emmaillotage ne devrait pas empêcher le bébé de replier ses jambes vers le haut ou vers l’extérieur. Pour s'en assurer, les jambes ne devraient pas être enveloppées très serrées ou pressées l’une contre l’autre. Grâce à ces précautions, le bébé pourra se placer dans une position qui permet le développement naturel de l’articulation de la hanche (fig. 3), expliquent les experts.

Aux États-Unis, on estime que 25 bébés sur 1000 souffriront d’une dysplasie de la hanche.

Références :
BMJ-British Medical Journal (2013, October 28). Resurgence in swaddling prompts fears of rise in babies' developmental hip abnormalities.

Karp HN. (2008) Safe swaddling and healthy hips: don't toss the baby out with the bathwater. Pediatrics. 2008 May;121(5):1075-6; author reply 1077. doi: 10.1542/peds.2008-0299.

Mahan ST, Kasser JR. (2008) Does swaddling influence developmental dysplasia of the hip? Pediatrics. 121(1):177-8. doi: 10.1542/peds.2007-1618.

Price, C. T., Schwend, R.M. (2011) Improper swaddling a risk factor for developmental dysplasia of hip. AAP News Vol. 32 No. 9, pp. 11.

10 mai 2013

Maternage proximal et féminisme sont-ils compatibles?

Au grand dam de certaines féministes comme Elisabeth Badinter, pour ne nommer que celle-là, le maternage proximal est en vogue. Cette vision de l'éducation de l'enfant dont le but est de créer un attachement sécurisant avec celui-ci en augmentant la sensibilité à ses besoins et à ses signaux est en effet décrié par certains comme une approche non-féministe qui ferait reculer la situation de la femme. Cependant, est-ce vraiment le cas?

Des chercheurs de la Virginie ont voulu déterminer si les femmes féministes endossaient les pratiques derrière le maternage proximal. Pour ce faire, ils ont interrogés 431 femmes à l'aide d'un sondage en ligne. Par leurs réponses, ses femmes ont pu être réparties en quatre groupes: les mères féministes, les féministes sans enfant, les mères non-féministes et les femmes non-féministes sans enfants.

Lorsqu'on a demandé à ces femmes d'évaluer différentes pratiques spécifiques au maternage proximal (allaitement prolongé, co-dodo et portage), les femmes féministes étaient plus nombreuses à les soutenir que les femmes non-féministes. Au contraire, les femmes non-féministes favorisaient davantage les routines plus fermes pour les enfants.

Par ailleurs, les mères non-féministes étaient celles qui avaient le plus de préjugés par rapport au féminisme et au maternage proximal. Ces dernières croyaient en effet que les féministes ne seraient pas très intéressées par le maternage proximal vu le temps et l'effort nécessaire pour le pratiquer. Cette vision rejoint d'ailleurs le stéréotype courant de la féministe trop carriériste pour prendre soin de ses enfants.

Étrangement, les mères féministes elles-mêmes avaient des idées préconçues sur le sujet. Elles se décrivaient plutôt comme des féministes atypiques en raison de leur intérêt pour le maternage proximal.

Les résultats de cette étude semblent donc démontrer que les stéréotypes existant sur l'incompatibilité entre le maternage proximal et le féminisme ne sont pas représentatifs de la réalité. Ces données obligeront peut-être certaines personnes à admettre que pour certaines femmes la maternité n'est pas un obstacle à leur épanouissement et peut même y être essentiel.

Références:
Miriam Liss, Mindy J. Erchull. (2012) Feminism and Attachment Parenting: Attitudes, Stereotypes, and Misperceptions. Sex Roles; DOI: 10.1007/s11199-012-0173-z

Springer (2012, June 11). Are feminism and attachment parenting practices compatible?. ScienceDaily. Retrieved May 8, 2013, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2012/06/120611134241.htm

9 juillet 2012

Question de la semaine: Existe-t-il des preuves que le portage est bénéfique?

Cette semaine, je réponds à la question d'Isabelle: "Existe-t-il des études scientifiques démontrant les bienfaits du portage?"

L'utilisation du porte-bébé est probablement très ancienne chez les humains. En effet, les bébés humains étant très immatures à la naissance, ils ne peuvent se déplacer eux-mêmes et doivent donc être transportés par leurs parents.



Des chercheurs ont évalué l'avantage d'utiliser un outil comme un porte-bébé par rapport au fait de porter le bébé dans les bras. Ils ont remarqué que le portage dans les bras nécessitait 16 % plus d'énergie que le portage dans un porte-bébé. Pour cette raison, nos ancêtres ont dû créer assez rapidement un porte-bébé avec un bout de tissu pour éviter les dépenses énergétiques superflues.

Même si l'économie d'énergie n'est plus aussi vitale de nos jours, plusieurs études démontrent les nombreux bienfaits associés au portage.

Par exemple, une étude a révélé qu'à l'âge de 6 semaines, les bébés qui étaient portés pleuraient 43 % moins pendant la journée et 51 %  moins pendant la soirée. Les auteurs de l'étude concluaient même que le fait que le portage soit peu répandu dans notre société prédisposait peut-être les bébés aux coliques.

Dans une autre étude réalisée en Italie, on a offert des porte-bébés à un groupe de mères lors de leur séjour à l'hôpital. Environ 70% d'entre elles ont alors choisi d'utiliser le porte-bébé au moins une heure par jour. À la sortie de l'hôpital, ces femmes avaient le même taux d'allaitement que les femmes n'ayant pas reçu de porte-bébé. Toutefois, à deux mois et à cinq mois, le taux d'allaitement était significativement plus élevé dans le groupe "porte-bébé" en comparaison avec le groupe "sans porte-bébé" (72 vs 51 % à 2 mois et 48 vs 24 % à 5 mois). Le portage semble donc favoriser la poursuite de l'allaitement.

Enfin, il semblerait qu'il y ait une association entre le portage et la qualité de l'attachement de l'enfant pour sa mère. En effet, dans une étude réalisée en 1990, on a offert à un groupe de mères un porte-bébé et à un autre groupe, un petit siège pour nourrisson. Lorsque le bébé avait 3 mois et demi, on a remarqué que les mères du groupes "porte-bébé" répondaient davantage aux signaux de leur bébé. Par ailleurs, le type d'attachement a ensuite été évalué à l'âge de 13 mois. Les chercheurs ont ainsi déterminé que les enfants du groupe "porte-bébé" étaient plus nombreux à avoir développé un attachement de type sécuritaire. On sait maintenant que les enfants qui ont ce type d'attachement respectent davantage les consignes de leurs parents. De plus, une fois devenu adulte, ils ont beaucoup plus de facilité à passer d'une interaction négative à une interaction positive dans leurs relations interpersonnelles et ils ont une meilleure gestion de leurs émotions.

Et les risques?
Lorsqu'on cherche dans la littérature, on ne trouve pas de données indiquant que le portage pourrait être nocif pour la mère ou le bébé. Il y a eu quelques cas de bébés décédés dans des porte-bébé de type "sling" mais il est maintenant clair que c'est plutôt la mauvaise qualité de ces porte-bébé qui étaient à blâmer et non pas le portage en général.

Enfin, notons que les dispositifs pour déposer les bébés ont aussi des risques bien documentés. Par exemple, l'utilisation excessive des sièges d'auto ou des chaises pour nourrisson est associée à une augmentation des risques de plagiocéphalie ou syndrome de la tête plate. En effet, la pression constante sur l'arrière du crâne amplifie les déformations associées à cette condition. Dans une étude de 2003, les chercheurs pouvaient d'ailleurs reconnaître par la seule observation du crâne les bébés qui passaient plus de 4 heures par jour dans ce genre de siège.

En conclusion, le portage comporte plusieurs avantages et, s'il est bien pratiqué, très peu de risques. Il s'agit en outre d'une expérience très enrichissante pour la mère et le bébé. Alors, pourquoi s'en passer?


Tous les lundis, je réponds à une question des lecteurs sur la périnatalité. Il y a quelque chose que vous auriez toujours aimé savoir concernant la grossesse, l'accouchement, l'allaitement ou le maternage? Écrivez-moi à info@mamaneprouvette.com et je tenterai de trouver la réponse.

Références:
Hunziker UA, Barr RG. (1986) Increased carrying reduces infant crying: a randomized controlled trial. Pediatrics;77(5):641-8.

Timothy R. Littlefield. (2003) Car Seats, Infant Carriers, and Swings: Their Role in Deformational Plagiocephaly. JPO; 15 (3):102-106.

Wall-Scheffler CM, Geiger K, Steudel-Numbers KL.(2007) Infant carrying: the role of increased locomotory costs in early tool development. Am J Phys Anthropol;133(2):841-6.

Anisfeld E, Casper V, Nozyce M, Cunningham N. (1996) Does infant carrying promote attachment? An experimental study of the effects of increased physical contact on the development of attachment.Child Dev.;61(5):1617-27.

4 mai 2012

Risqués les porte-bébés?

Dans les dernières années, le décès de quelques nourrissons dans des porte-bébés a été rapporté dans les médias. Bien qu'il s'agisse de cas isolés, cela a amené différents organismes de santé publique à s'interroger sur la sécurité du portage pour les jeunes bébés. C'est donc pour contrer les impacts négatifs de ces évènements que la Baby Carrier Industry Alliance (BCIA) a été créé.

Source: Baby Carrier Industry Alliance
La mission de la BCIA est de sensibiliser la population aux bienfaits du portage et de supporter l'industrie des manufacturiers de porte-bébés. La réalisation de cette mission passe, entre autres, par la mise en application de standards de fabrication pour assurer la qualité des porte-bébés sur le marché mais aussi par l'éducation pour promouvoir une utilisation sécuritaire par les parents.

Selon la BCIA, les bienfaits du portage dépassent largement les risques. On a beaucoup remis en question la sécurité des porte-bébés de type "sling" mais le risques d'être frappé deux fois par la foudre est plus élevé que le risque qu'un bébé meurt dans un porte-bébé.

De plus, il ne faut pas oublier que le monde des porte-bébés n'est pas homogène et, malheureusement, certains produits mal conçus peuvent affecter la réputation de tous les autres. La rareté des cas de décès lors de l'utilisation d'un porte-bébé démontre bien la qualité de la majorité de ces produits.

Par ailleurs, plutôt que de diaboliser l'ensemble des porte-bébés, l'alliance croit qu'il serait préférable d'établir des normes de fabrication assurant une meilleure uniformité dans cette industrie. Il s'agit toutefois d'un travail de longue haleine sur laquelle se penche depuis quelques années déjà la BCIA.

L'alliance rappelle aussi que les bébés de moins de quatre mois sont particulièrement vulnérables en raison de l'immaturité de leur système respiratoire et de leur manque de force musculaire. Cette vulnérabilité étant plus importante lorsqu'ils sont sans surveillance, le portage est en fait une bonne façon de minimiser les risques pour le nouveau-né, à condition de le faire de façon sécuritaire.

Les études démontrent que le portage favorise l'allaitement, le développement mère-enfant de même que celui de la colonne vertébrale, du système vestibulaire (responsable de l'équilibre) et de la vision. En informant bien les nouveaux parents et en standardisant l'industrie, de plus en plus de bébés pourront donc profiter de ces bienfaits en toute sécurité.

En vidéo, cinq questions sur le portage:



Référence:
Baby Carrier Industry Alliance. Position Paper on Babywearing. Consulté le 4 mai 2012, sur le site http://babycarrierindustryalliance.memberlodge.org/