28 août 2016

Capsule vidéo: cinq questions sur le portage

Mes nouvelles capsules YouTube résument en cinq questions quelques-uns de mes billets les plus populaires. Cette semaine, je vous invite à visionner "Cinq questions sur le portage".



Les actualités de la semaine (14)

En collaboration avec l'Agence Science-Presse, je rédige les actualités du site Naître et grandir. Voici les sujets qui ont attiré notre attention dans les dernières semaines.

Manque de sommeil: moins de souvenirs positifs
Les enfants qui manquent de sommeil auraient de la difficulté à se rappeler avec justesse les expériences positives qu’ils ont vécues, ont observé des chercheurs américains.

Dans une étude réalisée auprès de 50 enfants, les chercheurs ont analysé comment le manque de sommeil influençait leur gestion des émotions. Ils ont ainsi remarqué que les enfants qui dormaient mal vivaient davantage d’émotions négatives et modifiaient leur souvenir des émotions positives.

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Poussettes: de nombreux accidents chaque année
Le nombre d’incidents en lien avec une poussette a diminué depuis 20 ans aux États-Unis, mais des chercheurs considèrent que la fréquence de ces accidents demeure encore trop élevée.

Selon leur étude, de 1990 à 2010, 12 470 enfants de moins de 5 ans se sont présentés, en moyenne chaque année, dans une urgence pour une blessure associée à la poussette.

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Habiletés sociales: l'importance des caresses
Un parent qui touche régulièrement son enfant favoriserait le développement des zones de son cerveau associées aux habiletés sociales, indique une étude réalisée en Allemagne.

Les chercheurs ont observé 43 enfants de 5 ans qui jouaient avec leur mère pendant une dizaine de minutes. Ils ont constaté que les enfants qui avaient reçu le plus de caresses maternelles étaient aussi ceux chez qui l’on pouvait mesurer la plus grande activité dans les zones du cerveau associées au fonctionnement social.

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27 août 2016

Accouchement à domicile: bénéfique pour l'allaitement

Une étude réalisée par des chercheurs irlandais conclut que les bébés nés à la maison auraient 2 fois plus de chances d’être allaités que ceux nés dans un hôpital. Ces résultats ont été obtenus après l’analyse de 28 125 couples mère-bébé.

Les auteurs de l’étude ont remarqué une association entre le fait d’accoucher à la maison et un taux élevé d’initiation de l’allaitement. En effet, entre 77 et 82 % des femmes qui ont accouché à domicile ont commencé l’allaitement contre seulement 60 à 67 % des mères qui ont accouché à l’hôpital. À 8 semaines, 66 à 67 % des bébés nés à la maison étaient toujours allaités, mais seulement 43 à 46 % des bébés nés à l’hôpital. Enfin, à 6 mois, le pourcentage de bébés allaités variaient de 38 à 47 % dans le groupe « accouchement à domicile » alors qu’il tournait autour de 20 % pour le groupe « accouchement à l’hôpital ».

Il faut toutefois être prudent dans l’interprétation de ces résultats. Une étude de ce genre ne permet pas de conclure à un lien de cause à effet direct entre l’accouchement à domicile et l’allaitement. D’autres facteurs pourraient en effet avoir un rôle à jouer. Par exemple, les femmes qui choisissent d’accoucher à domicile ont souvent une attitude et une philosophie particulière qui les rendent plus favorables à l’allaitement. Ces femmes ont peut-être également plus confiance en leur capacité à allaiter puisqu’elles voient l’allaitement comme quelque chose de naturel, explique les chercheurs. Par ailleurs, les femmes étudiées qui ont accouché à domicile étaient plus éduquées, un facteur connu pour favoriser l’allaitement.

Toutefois, les scientifiques ont tenu compte de ces facteurs sociodémographiques dans leur analyse et n’ont pas noté de changements dans leurs résultats. C’est pourquoi ils croient que c’est bien l’accouchement à domicile qui serait responsable des taux d’allaitement plus élevés qu’ils ont observés.

Les chercheurs proposent même quelques explications pour appuyer leurs conclusions.

  • Le suivi par une sage-femme est continu. La mère sera en contact avec moins d’intervenants. Cela pourrait donc lui éviter de recevoir des conseils et des recommandations contradictoires.
  • Les sages-femmes auraient en général une meilleure formation pour soutenir adéquatement l’allaitement.
  • Une naissance à domicile serait moins stressante et signifierait aussi moins d’interventions, de médications et de suppléments de préparation commerciale pour nourrisson.
  • Le peau-à-peau serait davantage pratiqué en maison de naissance.

Il s’agit donc de bonnes nouvelles pour les bébés qui voient le jour à domicile. Cependant, selon les chercheurs, leurs résultats seront aussi utiles pour les bébés qui naissent à l’hôpital. Les maternités des hôpitaux pourraient en effet s’inspirer davantage des pratiques entourant l’accouchement à domiciles pour améliorer leurs propres protocoles et ainsi faciliter l’allaitement.

D'autres billets sur l'accouchement à domicile:
Accoucher à domicile aussi sécuritaire qu'accoucher à l'hôpital
L'arbre et le nid: Pour réfléchir sur la naissance au Québec

Références:
Trinity College Dublin (2016, 10 août). Breastfeeding twice as likely after home births than hospital births. Eurekalert.

Quigley, C. (2016) Association between home birth and breastfeeding outcomes: a cross-sectional study in 28 125 mother-infant pairs from Ireland and the UK. BMJ Open 6, e010551.