17 juin 2015

Accouchement, césarienne et anthropologie: revue de presse du 17 juin 2015

On n'est jamais aussi bien ailleurs que chez soi
Il y a quelque temps, une étude britannique concluait que certaines femmes étaient plus en sécurité si elles accouchaient à la maison. Sur le site de I fucking love science, un obstétricien américain, Neel Shah, raconte comment il en est venu à partager cette opinion. L'étude révèlerait entre autres que plus une femme est à proximité d'une salle d'opération, plus elle risque de subir une césarienne. Le médecin souligne aussi que la césarienne est une opération qui n'a rien de banal. L'une des raisons pour laquelle le taux de césarienne augmente est que les médecins seraient « programmés » pour faire des chirurgies. C'est ce qui pousse Neel Shah à conclure que les femmes feraient peut-être bien de se tenir loin de l'hôpital.
Are Hospitals The Safest PlaceFor Healthy Women To Have Babies? An Obstetrician Thinks Twice


Les effets à long terme de la césarienne
Toujours sur le site de I fucking love science, la réflexion continue sur le sujet de la césarienne. Jan Blustein aborde un sujet semblable à celui du documentaire Microbirth: l'influence de la césarienne sur la santé des enfants. De plus en plus d'études indiquent qu'il est important de bien peser le pour et le contre avant de planifier une césarienne. Cette chirurgie aurait des effets sur la santé du bébé non seulement dans les jours suivant sa naissance, mais aussi pour les années à venir.
Do Kids Born By C-section HaveA Higher Risk Of Chronic Disease? A New Study Looks At The Evidence


Jamais sans mon conjoint, ma mère et mon accompagnante
Le dicton dit qu'il faut un village pour élever un enfant. Selon les anthropologues, il en faut peut-être un pour le mettre au monde. Dans un article publié dans le Philadelphia magazine, Sandy Hingston explique pourquoi une femme a besoin d'être bien entourée pour mettre au monde un bébé. L'auteur en profite alors pour remettre en question l'accouchement type américain où la femme est dans une salle aseptisée avec pour seule compagnie le médecin et l'infirmière.
The Evolution of Birthzilla:Why Women Want a Crowd in the Delivery Room


La semaine dernière: Microbiome, myéline et lait maternel

4 commentaires:

  1. Bonjour,
    Concernant le premier paragraphe je trouve étrange la conclusion tirée de cette corrélation. Ca ressemble un peu à "l'endroit le plus mortel est le lit, car c'est là qu'on compte le plus de décès". Si une grossesse est jugée à risque, le personnel soignant ne laissera probablement pas la femme accoucher à domicile par exemple?

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    1. Vous avez raison qu’il est délicat de comparer les accouchements à domicile et à l’hôpital puisque les hôpitaux traitent les cas plus complexes. Il est donc normal qu’ils aient un taux plus élevé de complications et d’interventions. Cependant, dans l’étude britannique dont il est question, on a étudié seulement des femmes avec des grossesses à faible risque qui pouvaient donc toutes accoucher autant à la maison qu’à l’hôpital. J’aurais dû spécifier cette nuance très importante. Merci de l’avoir souligné.

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    2. Merci pour votre réponse !

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  2. Merci de votre article !
    La femme n'a pas forcément besoin d'être entourée pour mettre son bb au monde.
    Un certain nombre de femmes ont un besoin profondément inverse : QU'ON LEUR FOUTE LA PAIX ! D'être seule, complètement seule (sans personne y compris le père) durant une partie ou tout le processus de l'accouchement.

    C'est un besoin physiologique primaire pour nombre de femmes qui est allégremment piétiné en maternité.

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