11 février 2015

Le Mieux vivre, un bébé et trois parents, prématurité et archéologie : revue de presse du 11 février

Un nouveau Mieux vivre
La plus récente édition du guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans est disponible sur le site de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Principal changement dans cette nouvelle édition : la section sur l'alimentation a été remaniée pour refléter les dernières études sur l'alimentation des tout-petits. Les lignes directrices pour l'introduction des solides sont maintenant plus souples, insistant peu sur l'ordre d'introduction des aliments et sur les quantités à offrir. On ouvre même une petite porte au « baby-led weaning » en admettant que « d’autres bébés accepteront rapidement des aliments finement hachés ou en petits morceaux. » Enfin, on reconnaît « que retarder l’introduction [des] aliments [allergènes] ne prévient pas les allergies, même chez les enfants qui ont une histoire familiale d’allergie. »
Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans : Guide pratique pour les mères et les pères - Édition 2015 : Quoi de neuf

De l'espoir pour les bébés extrêmement prématurés
Le Point.fr rapporte les conclusions d'une étude révélant que de plus en plus de bébés extrêmement prématurés survivent. L'analyse réalisée dans 25 régions de la France indique tout de même que le taux de mortalité à 25 semaines de gestation demeure élevé, c'est-à-dire autour de 60 %. Cependant, depuis les 15 dernières années, la survie de ces bébés se serait améliorée. En effet, la survie des bébés nés entre 25 et 29 semaines aurait augmenté de 14 % entre 1997 et 2011. Ces résultats signifieraient selon les auteurs que les pratiques médicales pour prendre soin des prématurés ont progressé pendant cette période.
L'avenir des bébés prématurés s'éclaircit

Un bébé avec trois parents?
On ne peut pas tenir un blogue qui s'appelle Maman Éprouvette  et ne pas discuter de l'adoption par le Royaume-Uni d'une loi permettant la création d'embryons à partir du matériel génétique de trois parents différents. La technique vise en fait à remplacer les mitochondries (la source d'énergie des cellules) défectueuses de la mère par ceux d'une femme en santé et à féconder le tout avec le spermatozoïde du père. Comme les mitochondries contiennent quelques brins d'ADN (à peine 0,1 % du génome humain), l'enfant se retrouve donc avec des gènes provenant de trois êtres humains. Si les scientifiques ont d'abord et avant tout de bonnes intentions, la procédure soulève toutefois bien des questions. Scientific American explique ici pourquoi les États-Unis ont plutôt choisi d'attendre la réalisation d'autres études pour donner le feu vert aux généticiens. D'ici  là, on peut s'interroger sur les effets de cette technique sur les générations futures et sur les dérives eugéniques qui pourraient en résulter. Un dossier à suivre!
When Will “3-Parent Babies” Come to the U.S.?

Le plus vieux décès en couche
Un article de Science et avenir décrit la découverte par des archéologues canadiens du plus vieux squelette de femme décédée en accouchant. Le squelette de la mère était en effet aux côtés de ceux de petits jumeaux, l'un encore dans le ventre de la mère et l'autre en cours d'expulsion. Selon l'article, le décès aurait eu lieu il y a 7000 à 8000 ans en Sibérie.
Le plus ancien décès au cours d’un accouchement découvert en Sibérie

La semaine dernière...
Télévision, touchers vaginaux, vaccins et cellules souches: revue de presse du 4 février

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