2 mai 2012

Irlande: Du lait maternel pour les prématurés

Du 1er mai au 15 juin ont lieux plusieurs conférences sur le thème de l'allaitement dans le cadre de la GOLD (Global Online Lactation Discussion) conference 2012. Voici un résumé de la conférence du Dr. Roy Philip, pédiatre consultant et néonatalogiste à l'hôpital universitaire de Limerick en Irlande.

Limerick, Irelande
Selon l'UNICEF, les nouveau-nés ont six fois plus de chance de survivre s'ils sont allaités. Malheureusement, l'Irlande a connu dans les dernières années les plus bas taux d'allaitement de son histoire. La situation s'améliore maintenant petit à petit mais il reste encore beaucoup de chemin à faire. En effet, moins de 10 % des bébés irlandais sont toujours allaités à l'âge de 6 mois.

Toutefois, malgré que les taux d'allaitement demeurent bas en Irlande, de plus en plus de prématurés sont nourris avec du lait maternel. En effet, même si les bébés de faible poids ont parfois de la difficulté à prendre le sein, il est possible de leur offrir du lait maternel avec différentes méthodes alternatives d'alimentation comme la cuillère, le verre ou le biberon.

Le Dr. Philip s'intéresse justement à ces bébés de très petit poids à la naissance (moins de 1500 grammes) et à ceux de poids extrêmement petit (400 à 1000 grammes). Entre autres, il étudie la façon dont le lait maternel peut aider le développement de ces bébés. Selon lui, une alimentation optimale est un facteur important pour permettre à leur cerveau de fonctionner adéquatement.

De plus, les préparations commerciales ne contiennent pas les facteurs immunitaires présents dans le lait maternel dont les prématurés ont tant besoin. Pour cette raison, les bébés qui reçoivent du lait maternel plutôt que des préparations commerciales ont moins de risques de développer de graves problèmes gastro-intestinaux. Par ailleurs, plus les bébés prématurés reçoivent de lait maternel, plus les cas d'entérocolite nécrosante (une maladie foudroyante affectant les intestins du bébé) diminuent. Aux États-Unis, on estime qu'on pourrait sauver 1,8 milliard de dollars en soins de santé si les bébés prématurés recevaient du lait maternel.

En conclusion, le Dr. Philip rappelle l'importance d'impliquer les parents des bébés prématurés dans les soins offerts à leur enfant: non pas comme parents mais comme partie intégrante de l'équipe soignante. Les parents devraient également savoir que la meilleure façon pour eux d'aider leur enfant est d'exprimer du lait maternel. En d'autres termes, il faut mettre la priorité sur la qualité du lait qu'il reçoive plutôt que sur la quantité.

Pour suivre le Dr.  Philip sur twitter: https://twitter.com/#!/roykphilip

Source:  @goldcon. (2012) Starting in 10 minutes: Roy Philip on Breast Milk Use Among ELBW & VLBW Infants Within The Irish Experience. #GoldConf12 [Entrée Twitter] Consultée le 1er mai 2012 à l'adresse https://twitter.com/#!/goldconf 

2 commentaires:

  1. Contente de lire les conclusions auxquelles arrive ce médecin. J'ai allaité dès sa naissance mon aîné, né à 35 semaines et qui pesait un peu moins de 2 kilos. Je n'ai sauté qu'un boire pendant les 8 jours de son hospitalisation et c'est mon conjoint qui lui a donné mon lait à la petite tasse. L'expérience était éprouvante mais je le referais n'importe quand et j'en tire une grande fierté. Je lui ai montré à têter, je l'ai engraissé et à 6 mois, il était dans le 50e rang percentile. J'ai fait tout ça en suivant mon instinct et en résistant au personnel soignant qui voulait lui donner le biberon. Je suis contente de lire des "preuves scientifiques" que c'était la chose à faire!

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  2. Merci pour cet article qui remet tout de même les choses à leur place! Il devrait être affiché dans toutes les maternités car bien trop de personnel soignant baffoue l'allaitement maternel pour donner des biberons de préparations indus et ainsi enrichir des industriels au détriment de nouveaux nés! Très heureuse d'avoir allaité ma fille presque 1 an et en cour d'allaitement pour mon fils de 10 mois nés tous les 2 à 37 semaines et pratiquement jamais malades.

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